Bonsoir,

La semaine dernière, je suis allée écouter une conférence donnée par Pierre Pradervand dont le titre m’avait immédiatement intéressé lorsque j’avais vu l’affiche sur la vitrine d’une librairie. Ce vendredi après-midi là, l’affiche est venue une seconde fois à mon regard. Un signe … bien sûr un signe… j’aime bien observer ces synchronicités … cette conférence s’invite à moi ou m’invite à cheminer vers elle ! Tout arrive avec justesse, je n’ai rien d’impératif au programme de ma soirée !

 

Le titre : « Apprendre à vraiment aimer la personne Merveilleuse que Je suis ».

Le Conférencier : Pierre Pradervand, sociologue suisse, écrivain conférencier, formateur en évolution personnelle depuis plus de 25 ans.

 

J’avais croisé son chemin en 1997 par la voie de son livre « Découvrir les vraies richesses » dans lequel il traitait d’un nouveau regard sur l'argent, le temps et le travail. Il y présentait des directions pour inscrire sa vie dans un projet cohérent. Il éclairait les alternatives aux aberrations de la société de consommation avec humour. Et elles sont là devant nos yeux aujourd’hui.

 

En ce début d’année 2018, il vient nous faire part de son chemin pour bien vivre le présent et aller vers le bonheur ensemble sous un angle plus spirituel. Toujours conscient du monde matériel souvent déroutant, de notre culture judéo-chrétienne culpabilisante, il a évoqué notre place dans l’Univers. Cette dimension que chacun peut nommer comme il le souhaite : Source, Divin, Dieu, Univers, Bonne étoile… Pour lui, le seul obstacle pour y accéder serait le manque d’Amour inconditionnel de soi. Nous n’avons pas à mériter ou à ne pas mériter quelque chose. Depuis ce paradigme, il évoque ainsi une façon de sortir de la culpabilité. Par le fait même d’exister, nous devons nous autoriser à recevoir et à vivre le bonheur et la plénitude sans contrepartie. Il parle même de droit fondamental : s’aimer inconditionnellement avec ses forces et ses faiblesses ou ses fragilités.

 

Cette assertion me fait penser à la courte pensée de Carl Rogers qui dit  « Quand je m'accepte tel que je suis alors je peux changer ». S’aimer inconditionnellement est effectivement s’accepter.  

 

Il a nommé une seconde difficulté pour accéder au bien vivre et au bonheur : la question de l’Autorité sur notre vie. Si ce sont les drogues (tabac, alcool, cannabis, et autres), le jeu, le sexe, la nourriture, le sucre, les autres par les conditionnements par certains modes éducatifs, l’argent, la matérialité, qui ont autorité alors nous ne sommes pas libres. Ceux et celles qui suivent un enseignement non dual peuvent plus facilement répondre à cette question. La seule personne qui a autorité sur ma vie, c’est Moi, même si je ne fais pas plaisir. Alors quand la force de l’amour de soi est en nous, il n’y a plus question d’autorité.

 

Il a proposé un exercice quotidien : se regarder devant un miroir et se dire à haute voix avec toute notre présence (à son Soi) et notre sincérité (oui sincérité !):


Je m’accepte entièrement.
Je me respecte totalement.
Je m’aime inconditionnellement comme je suis.

 

Au Québec, ils disent : "tu seras aimé comme tu t'aimes". Notre sincérité et notre présence à ces mots et ces phrases que nous sommes en train de prononcer à haute voix sont deux conditions majeures de l’écho qu’elles feront en nous. Il élargit même le sujet de la sincérité en disant qu’elle aide à mieux vivre sa vie. 

 

 

Ses outils pour avancer dans la joyeuse aventure d’apprendre à s’aimer :

 

1er : avoir la conviction que nous sommes Amour.

 

2ème : Congédier son juge intérieur. Nous avons le droit de le congédier et de lui dire NON. Il propose même de préparer un dialogue d’adieu à son juge. Cette façon de congédier me fait penser à l'égo que je nomme souvent sous-dimensionné qui vient nous saborder en répétant les mêmes pensées (remarques, questions, émotions comme la peur, la colère) en nous et à qui je propose de donner un nom. Ainsi le reconnaître en soi ....puisqu'il est l'oeuvre de notre mental ... je lui donne beaucoup moins de force que lorsque je le nie ou le crois sur parole comme la vérité vraie. En le conscientisant ainsi ressentir qu'il est là, le nommer par son nom, c'est accepter sa présence, la transformation arrive immédiatement... Alors nous ne sommes plus identifier à lui et ses pensées... En le regardant en face (dans les yeux) il ne peut pas agir aussi puissamment. Nous avons pris du recul par rapport à ce qu'il nous a dit... Nous ne lui accordons plus autant de crédit. Nous l'avons dépassé, sublimé... La vie est, à mon sens une succession de dépassement et de sublimation..

 

3ème : affirmer la totale Responsabilité pour tout ce qui nous est arrivé et va nous arriver. Il dit même que nous sommes adulte quand on accepte la totale responsabilité de sa vie. Par là même nous sommes responsable de nos choix et nos non-choix. Ne pas choisir est aussi un choix. Il suggère de faire sa déclaration de responsabilité à la vie tout en refusant la culpabilité et l’état de victime (quand on se sent victime on ne peut pas s’Aimer soi-même). Il dit aussi que tous nos choix sont des choix justes, tous nos atermoiements ou hésitations sont des avantages et que nous n’avons jamais rien fait de faux.         

 

Alors se dire en conscience : « je choisis de m’Aimer en toute circonstance et j’accorde le même amour à toute forme de vie ».

 

4ème : se Pardonner tout ce qui n’a pas fonctionné dans notre vie comme les évènements qui se répètent, un défaut qui persiste. Il dit que « chaque être est à chaque instant, à son plus haut niveau de conscience ». Cette prise de conscience a changé totalement sa propre vie.

 

5ème : nous Accepter exactement comme nous sommes depuis notre enfance même si les autres, la publicité, ont cherché à nous conditionner ou nous mettre dans des moules. « J’aime la créature superbe que je suis, sous l’angle que je me ressens et cela sans contrainte sociale ».

 

Il termine avec cette injonction : « Soit fidèle à toi-même ainsi tu ne manqueras d’intégrité envers autrui ». La fidélité à soi-même, à son plus haut sens de vérité est le plus juste pour soi. Quand il est difficile de faire un choix, il propose de faire le silence et demander à l’Univers ce que l’on doit faire et laisser le temps pendant 2 jours, 3 jours même 5 ans… Laisser l’Univers s’en occuper. Cependant, il n’y a pas de mauvais choix car il fait toujours apprendre quelque chose. Nous vivons des expériences. Il a emprunté une phrase d’Eckart Tole pour éclairer ce sujet : « Faire face à toute situation comme si on l’avait choisie ».

 

Merci Pierre Pradervand.  


Mots clefs : SINCERITE - PERSEVERANCE - INDULGENCE et PARDON A SOI ET AUX AUTRES - SUBLIMATION 

Quelques liens :

https://mooji.tv https://www.youtube.com/watch?v=RXeJUgl1IpE: https://www.youtube.com/watch?v=gK7IprQmzdA

Mooji est un enseignant jamaïcain vivant au Portugal. Il dit :« n’écoutez pas votre mental, laissez-le discourir. Il propose même de se désidentifier du mental.

 

Katie Byron : « J'ai découvert que lorsque je croyais mes pensées, je souffrais, mais que quand je ne les croyais pas, je ne souffrais pas, et que cela est vrai pour chaque être humain. La liberté est aussi simple que cela. J'ai trouvé que la souffrance est facultative.

Elle réalisa que ce qui avait causé sa dépression n’était pas le monde autour d’elle, mais ce qu’elle croyait concernant le monde autour d’elle. Dans un éclair de compréhension, Katie réalisa que nos tentatives pour trouver le bonheur étaient inadaptées : au lieu d’essayer désespérément de changer le monde pour qu’il corresponde à nos pensées sur ce qu’il « devrait être », nous pouvons questionner ces pensées. Les quatre questions à se poser quand une pensée stressante survient : Est-ce vrai ?  Puis-je absolument savoir que c'est vrai ? Comment je réagis à ce qui se passe, quand je crois cette pensée ? Que serai-je sans cette pensée ? Ainsi, c’est en rencontrant la réalité telle qu’elle est, que l’on peut éprouver une liberté et une authentique joie.

 


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