Cet article est le plan détaillé d'une conférence donnée à mes pairs le 19 janvier 2006 à Nantes lors d'une journée de formation à la Clinique St Augustin.

Introduction

  • en augmentation partout
  • 3 à 4 fois + d’enfants en état d'obésité en 2000 qu’en 1970
  • moindre prévalence en France
  • point de départ plus bas

Définition de l'obésité de l'enfant

L’indice de masse corporelle ou IMC : P (kg)/T² (m) varie en fonction de l’âge, maximum au cours de la 1ère année de vie, descend jusqu’à 6 ans puis augmente à nouveau, c'est le rebond d’adiposité.

Courbes du Dr MF Rolland-Cachera (Inserm) dans les carnets de santé des enfants. Obésité à IMC supérieur au 97ème percentile ou à risque si rebond précoce ou changement de couloir.

Causes

90% des cas d'obésité sont un déséquilibre de la balance énergétique entre les apports et les dépenses (Frelut, 2001) et 10% sont en rapport avec des maladies génétiques, rares, métaboliques, hormonales au sens large ou liées à un traitement médicamenteux ou d'alitement. La traduction de ce déséquilibre énergétique est que l'enfant mange plus que ses besoins de croissance.


Conséquences

physiques :
  1. métaboliques : insulinorésistance à diabète II
  2. ostéo-articulaires : trouble de la statique vertébrale, genu valgum à arthrose
  3. cardio-pulmonaire : hypertension, asthme, apnée du sommeil
  4. digestives : lithiase biliaire, stéatose hépatique, élévation des transaminases
  5. endocrinienne : puberté précoce, aménorrhée, dystrophie ovarienne
  6. cutanées : irritations
 psychologiques
  • stigmatisation & discrimination entrainant un sentiment de dévalorisation (aggravant la puberté)

psycho-sociales


Pistes de prises en charge

Faire de l’éducation alimentaire et non nutritionnelle pour TOUS les enfants à la table familiale, c’est apprendre à :
  1. respecter faim & absence, rassasiement, satiété
  2. découvrir aliments variés dans cuisine familiale
  3. manger en société, en famille, climat serein, pendant une durée suffisante
  4. prendre plaisir à manger & selon préférences alimentaires
  5. déguster attentivement tous les aliments en évitant de moraliser les aliments sains amaigrissants & malsains grossissants attirants car interdits ou diabolisés & rendus difficilement accessibles
Encourager diverses nourritures intellectuelles, affectives et amicales, sociales, spirituelles etc.

Conclusion

  • mesurer Poids et Taille
  • calculer l’IMC
  • le reporter sur la courbe dans le carnet de santé et repérer l’enfant en état d'obésité ou susceptible de le devenir
  • discours non stigmatisant & non discriminant à un enfant gros. Il n’est pas un enfant à punir car il n’a commis aucune faute, il est à aimer
  • éviter de dramatiser un « écart » / hypothétique poids de référence...
  • Ne pas encourager la restriction cognitive qui a pour conséquence la négligence des sensations alimentaires, augmentation des troubles du comportement alimentaire

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